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Politique - URGENT - octobre 8, 2018

Madagascar -C’était le coup d’envoi de la campagne électorale pour la présidentielle lundi 8 octobre.

Les 36 candidats à l'élection du 7 novembre ont un mois pour faire campagne. Une campagne qui débute dans une ambiance quelque peu tendue puisque 21 candidats dénoncent déjà des fraudes. Ces derniers se sont rassemblés dans le centre de la capitale dans le quartier d'Ambohijatovo pour dénoncer des tricheries et exiger une révision de la liste électorale qu'ils jugent défaillante.

Défilés, meetings, discours, musiques, klaxons, lundi, les rues de la capitale Antananarivo ont vibré au rythme de la campagne électorale. Sur la scène du jardin d’Ambohijatovo, 21 candidats. Ils ne sont pas vraiment en campagne puisqu‘ils refusent d’aller à l’élection avec la liste électorale actuelle qu’ils estiment défaillante. Après un audit, il y a deux semaines, l’Organisation Internationale de la Francophonie avait jugé cette liste « fiable malgré quelques anomalies ».

« Il y a des millions de Malgaches qui ne sont pas inscrits sur la liste électorale, explique Fanirisoa Ernaivo, une magistrate qui fait partie de ce collectif de candidats. Est-ce que l’OIF a dit combien de Malgaches n’étaient pas inscrits sur cette liste ? Non ! Est-ce que l’OIF a dit combien de décédés étaient inscrits sur cette liste ? Non ! Ils n’ont rien vu. Est-ce qu’ils savent combien de personnes sont des personnes qui n’existent pas dans cette liste ? Non ! Mais nous, on le sait ! »

Une réouverture spéciale de la liste électorale

Ils dénoncent aussi des fraudes perpétrés par d’autres prétendants à la présidentielle, notamment des distributions d’argent aux électeurs. C’est ce qu’explique l’entrepreneur et candidat Erick Rajaonary. « Nous devons demander des explications à la Céni. Il ne faut plus accepter les fraudes. Il ne faut plus seulement regarder les gros candidats, mais il faut aussi voir les autres. Nous pouvons faire avancer Madagascar. Nous sommes propres, mais pour les autres vous savez ce qui se passe : c’est sale. Voici ce qui pourrait arriver si ça continue : une crise postélectorale. Il faut éviter ça dans les plus brefs délais »

Depuis la semaine dernière, ces 21 candidats demandent une réouverture spéciale de la liste électorale pour corriger les irrégularités qu’ils indiquent avoir repéré. Une réouverture « impossible techniquement, financièrement ou juridiquement » répond le vice-président de la Céni, Thierry Rakotonarivo, contacté par RFI. Ce dernier déclare attendre les preuves de fraudes et de défaillances relevés par ces 21 candidats.

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