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Technologie - octobre 8, 2018

Google ferme Google+ après la découverte d’une faille de sécurité

Le géant de l’Internet Google a annoncé ce lundi 8 octobre avoir découvert et « immédiatement » en mars une faille dans son réseau social Google+. Les données personnelles d’un demi-million de comptes ont été exposées.

C’est lors d’un audit de sécurité interne de Google+ réalisé en mars dernier que le groupe de Mountain View, en Californie, a découvert une faille qu’il a « immédiatement » colmatée. Le nom des propriétaires de 500 000 comptes, leur adresse électronique, leur profession, leur sexe et leur âge sont les principales données ayant été exposées, indique ce lundi Google.

Des données postées par les utilisateurs comme des messages, des informations sur le compte Google, des numéros de téléphone n’ont pu être vus ni consultés, ajoute le géant de l’Internet. Il précise cependant ne pas être en mesure d’identifier avec certitude les utilisateurs touchés par la faille ni leur localisation.

Outre le demi-million de comptes, jusqu’à 438 applications sont également concernées par cette faille. Google estime que les développeurs d’applications n’étaient pas au courant de la faille et ne se seraient donc pas servis des données exposées. « Nous n’avons pas trouvé de preuve montrant que les données ont été employées de façon inappropriée », a-t-il déclaré.

A la suite de cette faille et ayant constaté une grande inactivité des utilisateurs, le géant de l’Internet a décidé de fermer au grand public ce réseau social auquel sont automatiquement inscrits les possesseurs d’une adresse Gmail.

Lancé en 2011 et revendiquant des millions d’utilisateurs, Google+ est principalement utilisé par des professionnels s’intéressant à des sujets bien spécifiques et pouvant consulter les mises à jour de leurs contacts via des « cercles », des groupes créés par l’utilisateur selon les critères de son choix : intérêts, catégories de clients, relations…

Google n’explique pas les origines de cette faille ni les raisons qui l’ont poussé à attendre plusieurs mois avant de la révéler. Mais selon le Wall Street Journal, les dirigeants du groupe craignaient d’attirer l’attention des régulateurs et redoutaient le même traitement que celui réservé à Facebook après le scandale Cambridge Analytica, cette société britannique accusée d’avoir collecté et exploité à des fins politiques les données personnelles d’utilisateurs du réseau social américain sans leur consentement.

Paraissant désireux de tourner très vite cette page embarrassante, le géant de l’Internet a annoncé la mise en place de nouvelles mesures pour permettre à ses utilisateurs de mieux contrôler leurs données.

(Avec AFP)

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