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Culture - Culture - octobre 1, 2018

Charles Aznavour Mort dans la nuit de dimanche à lundi a l’age de 94 ans

Comme Maurice Chevalier ou Yves Montand, Charles Aznavour, mort dans la nuit de dimanche à lundi, a su mener de front ses carrières de chanteur et d’acteur. Avec, parmi la soixantaine de films qu’il a tournés, deux à l’importance particulière : « Tirez sur le pianiste » et « Ararat ».

On oublie souvent l’acteur, mais Charles Aznavour a derrière lui une longue carrière cinématographique au cours de laquelle il a tourné avec les plus grands : Truffaut, bien sûr, mais aussi Claude Chabrol, Jean-Pierre Mocky, Pierre Granier-Deferre, Volker Schlöndorff ou encore Atom Egoyan. Intuitif, volubile, parfois ténébreux, Aznavour sait plaire aux jeunes cinéastes autant qu’aux metteurs en scène chevronnés. Dans les années 1960, les metteurs en scène ont souvent établi des rapports étroits avec la chanson – ils ont fait chanter des comédiennes (Anna Karina chez Godard) et employé des chanteurs comme comédiens, à commencer par Charles Aznavour.

Comme avant lui Maurice Chevalier puis Yves Montand, Charles Aznavour est parvenu à mener de front, tout en les dissociant, ses carrières de chanteur et d’acteur. De la soixantaine de films qu’il a tournés, deux revêtent une signification particulière : Tirez sur le pianiste, de François Truffaut (1960), et Ararat, d’Atom Egoyan (2002). Tous deux marquent des étapes essentielles dans sa vie.

Lorsqu’il rencontre François Truffaut, Charles Aznavour n’est pas un acteur novice et il a déjà un pied dans le succès populaire en tant que chanteur, après son triomphe en 1957 à l’Alhambra puis à l’Olympia, où il passe pour la première fois en tête d’affiche. Le cinéma l’a déjà sollicité. En 1958, il a tourné Les Dragueurs, de Jean-Pierre Mocky, et La Tête contre les murs (1959), de Georges Franju, pour lequel il a reçu le prix d’interprétation de l’Académie du cinéma français.

« Un film qui me colle à la peau »

« C’est le script qui me détermine. Comme disait Jean Gabin, dans un film il y a trois choses importantes, l’histoire, l’histoire et l’histoire. Avec certains réalisateurs, j’ai noué des liens d’amitié. Avec Truffaut, par exemple. La première fois qu’il est venu me voir, nous ne nous sommes presque rien dit. Il était timide, moi aussi. 

 

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