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Gouvernement - Politique - octobre 1, 2018

Après plus d’un an de négociations souvent ardues, le Canada et les Etats-Unis sont tombés d’accord pour signer un nouvel accord

commercial, l’AEUMC, qui inclut également le Mexique. Les négociations ont eu lieu jusqu’à l’échéance prévue par le président Trump pour déchirer l’accord précédent, soit dimanche à minuit, heure de Washington.

Le Canada jouait gros, très gros dans cette affaire, raconte notre correspondante à Québec,Pascale Guéricolas, car près de trois quarts des marchandises produites au Canada prennent la direction des Etats-Unis. L’important, côté canadien c’était de préserver le mécanisme de règlement des différends. Cette disposition permet à un des partenaires de contester une taxe unilatérale que lui imposerait l’autre pays. Le président Trump voulait absolument abolir cette mesure qui a permis au Canada de remporter plusieurs victoires sur les Etats-Unis. Les Canadiens ont réussi à prouver qu’ils ne vendaient pas leur bois de construction à perte. Finalement, le chapitre 19 fait bel et bien partie de l’accord.

Concessions sur le lait

En revanche, les producteurs laitiers canadiens font les frais de cette concession. Désormais, les fermiers américains auront le droit de vendre un certain nombre de milliers de litres de lait sur le marché canadien, sans payer de taxes de 300% comme aujourd’hui. C’est le genre de mesure qui risque de faire mal au Québec qui concentre une grande partie de la production laitière. Et la nouvelle tombe très mal pour le Premier ministre québécois sortant qui brigue les suffrages des électeurs justement aujourd’hui.

Rapatrier des emplois dans le secteur automobile

L’autre gros dossier de cet accord de libre-échange remplaçant l’ALENA est celui de l’automobile. Globalement il revient à rendre plus difficile aux constructeurs étrangers de produire à bas prix au Mexique. Ainsi dans 5 ans, 75% des véhicules devront avoir été construit dans la zone dont 40% dans les deux pays à salaires élevés d’au moins 16 dollars de l’heure, c’est – à dire les Etats-Unis et le Canada. De plus les constructeurs devront acheter 70% de leur acier et aluminium dans les 3 pays de l’accord. Le Mexique obtient la reconnaissance de la propriété inaliénable des hydrocarbures de son sous-sol. Mais leur exploitation par les compagnies pétrolières étrangères est libéralisée.  

En revanche, les forts droits de douane imposés à l’acier et à l’aluminium canadien – parmi d’autres – par un président Donald Trump soucieux de protéger la sidérurgie américaine restent en place pour le moment, malgré la colère d’Ottawa. « Il s’agit d’un sujet totalement différent », a indiqué un haut responsable de l’administration Trump repris par l’AFP.

Le texte de cet accord AEUMC (USMCA en anglais) a été soumis au Congrès américain dès sa conclusion. Cela permet de respecter un délai de soixante jours imposé par la loi avant la signature du document à la toute fin novembre par le président Donald Trump, le Premier ministre Justin Trudeau et le président mexicain sortant Enrique Peña Nieto.

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